mercredi 20 septembre 2017

Le coût de la guerre en Syrie

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Pierre Pestieau

Tout a commencé par la requête d’un ami turc qui travaille à la Banque Mondiale. On lui a demandé d’évaluer le coût de la guerre en Syrie du point de vue du peuple syrien. Il est un peu perdu et fait appel à mes faibles lumières. Inutile de dire que je ne connais pas le sujet. Tout au plus ai-je assisté il y a plusieurs années à une conférence de Joseph Stiglitz sur le coût de la guerre en Irak. J’ai même jeté un œil sur le livre qu’il a eu la gentillesse de me dédicacer (1). En cas de doute, il n’y a pas mille solutions. Je suis allé sur Google. D’abord, je me suis aperçu que la somme de 3000 milliards de dollars évaluée par Joe Stiglitz avait été depuis révisée à la hausse. Plus frappant, la plupart des études citées sur le sujet concernent exclusivement le coût de la guerre du point de vue des Etats Unis. On parle en général d’un coût financier. Les pertes en vies humaines sont citées en passant et quelle que soit la guerre, le rapport entre les pertes américaines et les pertes de civils et de combattants locaux est de l’ordre de 1 à 100.

Adonnez-vous à la procrastination

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Victor Ginsburgh

Soixante chercheurs de tous les coins du monde (Allemagne, Australie, Inde, Israël, Pérou, Turquie notamment) qui étudient le phénomène appelé procrastination étaient présents à la dixième conférence bisannuelle organisée par l’université DePaul à Chicago (1). Quand je vous aurai défini le mot, vous direz tous : « Ah, il y en a d’autres qui, comme moi, remettent systématiquement au lendemain ce qu’ils devraient faire aujourd’hui » et ce jusqu’à la veille du jour où cela doit absolument être fait, ce qui nécessite la prise d’un ou deux comprimés d’anxiolytique qu’il faut toujours avoir sur soi. C’est ce qui m’arrivait, du temps où j’étais encore professeur, avec les corrections des examens écrits, et cela m’arrive encore aujourd’hui lorsque je dois remplir ma déclaration fiscale, pourtant pas bien compliquée.

mercredi 13 septembre 2017

Nous sommes arrivés sur terre il y a 5.000 ans

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Victor Ginsburgh

Je suis un fervent lecteur d’un site web intitulé “Quora Quest” sur lequel n’importe qui peut poser des questions et n’importe qui peut répondre, mais ce sont généralement des scientifiques, parce que les questions le sont souvent. Je donne comme exemple les questions posées et auxquelles il y avait des réponses le 24 juillet 2017 :

Est-ce que la Rome antique était aussi grande que la montrent les films ?
Pourquoi les particules ont-elles une charge ?
Quelles sont les cinq choses que peut faire quotidiennement un individu pour être heureux ?
Pourquoi les électrons ne se crashent-ils pas dans le noyau ?
Quel genre de livres Warren Buffet lit-il ?
Quelle suggestion auriez-vous pu vous faire il y a dix ans ?
Quelles raisons peut-on invoquer pour suggérer que l’intelligence est répartie de façon égalitaire dans le monde ?

Mais la plus jolie de ce jour-là était la suivante :

Selon la Bible, l’humain est apparu sur terre il y a quelque 5.000 ans, ce qui me semble correct. En quoi n’ai-je pas raison ?

Robotisation et fiscalité

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Pierre Pestieau

Beaucoup s’inquiètent de l’arrivée massive des robots dans nos économies. La principale crainte concerne l’emploi. De nombreuses Cassandre annoncent des pertes d’emploi massives et partant un chômage structurel sans précédent. D’autres appréhendent une société où le robot prendrait le contrôle de notre vie à la manière de Hal (Carl dans la version française), l’ordinateur de bord dans le chef d’œuvre de Stanley Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace. Une autre source d’appréhension touche à la réduction des assiettes fiscales traditionnelles à commencer par la masse salariale qu’il serait difficile de compenser par une taxation des robots. C’est à cette crainte que je voudrais consacrer ce blog.